artistes

éditions
blog
contact

< retour aux expositions en cours







La pratique protocolaire de Philippe Martin(aller au bout d'un sujet jusqu'à le dégonfler de tout sens, lui enlever toute intention par la répétition du même) est une métaphore de la vision, du voir. Le photographe met en image les conditions minimales requises pour que celle-ci existe. Ce n'est pas la photo d'un sujet, c'est le sujet de la photo. Avec les Cavées on était l'œil à l'orée de la chambre noire, le chemin positif, le rond de l'objectif. Avec les Marées, c'est yeux fermés qu'on déchiffre le monde, un horizon, une ligne. La série des Bosquets est une synthèse, une addition : on est la ligne et le rond, l'œil et sa réflexion. Et la terre ferme nous dit que ce reflet est impossible. Car cette série est aussi
celle de la solitude, solitude de ces pauvres arbres qui font assemblées, solitude du regardeur confronté à sa nature dévoilée, nue, à l'impossible communauté. Grotte ancestrale, cabane de l'enfance dont il reste une ruine noire et banche.




Mathieu Douzenel

Neuf sculptures : cassées, déchirées, rouillées.
Neuf cartes : l’ombre d’un navire, son nom, les coordonnées de son échouement.
Que reste-t-il ? Des échelles distordues, des échos incertains, le souvenir du capitaine… Que reste-t-il vraiment ? Des lettres dans la pierre, une distance entre deux dates, la ruine de tout au bout des temps…
La proposition de Lionel Tran explore ce fond tragique de l’aventure humaine, le sombre silence des finitudes au cœur
de l’élément liquide des origines. Elle nous dit la disparition, l’effacement, la renverse. Corps et âme.
Ces neuf pièces sont une seule vanité, luttant contre les lois naturelles pour refaire surface dans l’épure des formes.
Dire le grand naufrage pour calmer la tempête dans sa représentation même.










Après avoir exposé en 2010 ses photographies de cavées, voici en 2013 une nouvelle série de Philippe Martin (professeur aux Beaux-Arts de Rouen), réalisée sur la plage de Veules-Les-Roses. Les seize pièces présentent le même paysage, pris d’un point fixe, mais à différents moments de l’année. Des “photos-tableaux” où le jour, l'heure et le coefficient de marée déclinent, dans de subtiles variations de couleurs et de lumières, un charme tendre et secret.






Les collections de Franck David retrouvent nos murs à l'automne 2012. Travail minutieux où l'artiste classe et représente divers spécimens, de la mouche au coquillage. Il range ensuite dans des boîtes-matrices son inventaire.
Nous inaugurons avec cette exposition notre nouvelle charte graphique.




TOP

_____
LES QUINCAILLIERS

Christelle Marais
et Thierry Grenier
02 35 97 42 37
06 27 36 44 26
mail